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Définition

Architecture, le Patrimoine

L’architecture désigne le corpus de tous les édifices construits, c’est-à-dire leur classification et leur étude, qu’ils aient été conçus par des constructeurs affichant une intention esthétique ou non.Le terme « architecture » suivi d’un qualificatif permet aussi de spécifier un ensemble générique du patrimoine bâti. Cette classification permet une identification de l’objet bâti. La possibilité est que l’édifice comporte une volonté d’acte architectural mais aussi une absence de déclaration qu’il s’agit d’acte architectural, et que c’est de l’architecture par le fait (voir architecture vernaculaire). Le terme « architecture » permet ainsi de spécifier, pour l’objet créé par l’acte de bâtir, l’ensemble des caractéristiques telles que la forme, la symbolique, ou les propriétés d’usage. Pour cette classification, on ajoute en général un qualificatif distinctif de la mise en ensemble par style, par usage, par époque, par matière, etc. (exemples : architecture militaire, architecture chrétienne, architecture romane, architecture bois). Mais on utilise aussi techniquement des noms qui sont plus spécialisés et moins parlants : exemples « Bauhaus », « Roccoco », « École de Chicago ». Les méthodes originelles utilisées pour bâtir les édifices ainsi catégorisés a posteriori ne posent pas fondamentalement la différence entre les multiples styles.

casarchi

L’architecte-urbaniste

L’architecture est exercée, dans le respect des procédures administratives du lieu d’édification, par des architectes dont le titre professionnel est protégé juridiquement, ou des spécialistes assimilés à des architectes. Par distinction scientifique d’avec la construction qui serait le fait d’assembler différents éléments en utilisant les matériaux et les techniques appropriées, la pratique de l’architecture se caractérise par une intentionnalité établie dans le « projet » lequel se définit en des plans, des représentations symboliques diverses qui lui font intégrer temps de construction et d’usage. Aussi, cet effort conscient et préalable propre à la conception architecturale a-t-il pour objectif de concilier l’utilité, la beauté et la solidité de formes, d’espaces et de structures (habitées ou non). Par ailleurs, la visée fonctionnelle inhérente à l’architecture, l’aspect pratique à l’usage dont découle l’aspect économique la distingue également des autres arts dits décoratifs que sont le dessin, la gravure, la peinture et la sculpture qui y ont été originellement intégrés. La conception des villes en tant que discipline spécifique est désignée dans l’aire de la pensée occidentale depuis le milieu du XXe siècle par le terme d’« urbanisme ». Le terme urbanizaci (littéralement « urbanisation ») dont l’acception française correspond au concept « urbanisme » a été employé pour la première fois par l’ingénieur barcelonais Ildefons Cerdà dans sa Teoria general de la urbanizaci (1867) ouvrage considéré comme précurseur de la discipline1. Elle demeure en grande partie intrinsèque au domaine de l’architecture dont l’unité pour mesurer l’activité de l’architecte est en fait l’édifice simple et complet. L’architecte a une action qui recouvre aussi bien l’élément de mobilier que la ville entière. La maison, l’immeuble est le niveau « normal » d’objet traité, ce sont les unités de référence d’activité d’édification pour le droit. Les établissement, résidence (demeure), cité, monument, ville correspondent à l’échelle d’activité au-dessus de la « moyenne ». Les mobilier, édicule qui sont des objets à l’échelle d’en dessous de l’édifice sont la plupart du temps intégrés à l’activité normale et ils composent l’activité spécifique de l’architecte d’intérieur.

Dans l’architecture contemporaine, celle du tournant du XXe siècle au XXIe siècle, la technicité est présente par divers éléments techniques récents implantés sur les ouvrages édifiés dans une intrication établie d’effets visibles et non visibles. Leurs effets dans la perception architecturale sont ajoutés aux effets classiques de la mise en réseau culturel lors de leur vue de l’œuvre par celui qui les voit. Portant sur la structure bâtie simple ou sur l’aspect de l’ensemble que l’on veut faire percevoir, ces éléments nouveaux employés posent à nouveau la question d’une définition de l’architecture. L’architecture passe ainsi de la définition déterministe exposée ci-dessus dans la définition du geste individuel suivant la pensée, à une définition floue ensembliste des propriétés des « beaux objets dignes d’attention ». L’objet n’est pas forcément le produit de la manière classique de faire avec dessins conceptuels originaux, mais le produit de techniques informatiques traitant le problème de l’édification associée à des savoirs qui n’étaient pas dans l’architecture au sens classique.

L’ingénieur-architecte

L’architecture portant sur les ouvrages militaires, les fortifications, les engins de siège (technique du génie militaire comportant un ordonnancement – arrangement des tâches aboutissant à mise en forme de l’ouvrage -), a été à l’origine de la profession d’ingénieur à partir du XVIe siècle. Parmi les acceptions de l’architecte, celle qui correspond davantage à la notion actuelle d’ingénieur lui a ainsi longtemps été confondue. Vitruve, auteur d’un traité célèbre, était lui-même constructeur de machine de guerre et architecte. Un autre exemple d’ingénieur militaire bâtisseur est le maréchal de Vauban manifestant également ses préoccupations d’ordre esthétique. Vauban, commissaire général des fortifications de Louis XIV, illustra ses talents de bâtisseur avec le souci d’un langage formel pourvu de réelles qualités esthétiques. Il a dirigé l’aménagement de plus de 160 forts ou places fortes et en a construit neuf ex nihilo, faisant appel à certains éléments tels que les échauguettes, non pas tant pour leur utilité défensive (devenue obsolète), que pour leur intérêt esthétique. Il a en outre réalisé des travaux d’aménagement du territoire, notamment le perfectionnement du canal du Midi. Actuellement l’édification de bâtiment esthétique faisant appel au savoir scientifique élaboré a recours à l’ingénieur architecte.

fontaine

L’architecte-paysagiste

Sur les bases de la technique établie à la Renaissance par les jardiniers, avec l’invention du bosquet et son esthétique d’encadrement de la nature réaménagée avec l’utilisation de la perspective puis l’usage des broderies de buis puis des fabriques, les parcs et jardins peuvent être conçus actuellement par des architectes paysagistes.

Et les autres …

Lorsque l’architecture est créée par les occupants des édifices eux-mêmes sans le recours à des hommes de l’art, elle est dite vernaculaire. Elle est une expression de leur tradition. Les navires sont conçus comme un édifice particulier par des architectes navals.